Le musée Magritte, Place Royale 1 à Bruxelles a vu le jour suite à l’accord de coopération passé entre le groupe industriel SUEZ, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, la fondation Magritte et la Régie des Bâtiments. En moins d’un an, l'hôtel Altenloh a été transformé en un nouveau pôle culturel qui renforce le rayonnement de la Belgique.
Le 20 mai 2009, le musée a été inauguré en présence du Roi et de la Reine de Belgique.
Depuis le 2 juin 2009, le musée Magritte est ouvert au grand public. La plus grande collection d’oeuvres d'art de Magritte y est exposée.
Aujourd’hui musée Magritte, l’élégant hôtel néoclassique Altenloh, situé Place Royale 1 à 1000 Bruxelles, a été construit en 1779 par la Loterie impériale et royale.
L’hôtel de l’Europe l’occupe dès le milieu du XIXe siècle jusqu’à l’aube de la Première Guerre mondiale. Devenu propriété de l’Etat pendant quelques années, il repasse au privé et abrite la bijouterie Altenloh, joailliers et orfèvre du Roi et de la Reine.
A partir de 1962, il est loué par l’Etat qui le rachète en 1969 et sert aux activités temporaires du musée d’Art moderne jusqu’en 1978.
Travaux effectués dans les années 80
Fortement détérioré, le bâtiment est entièrement rénové en 1983-1984 lors des travaux d’édification du musée d’Art moderne. Pour des raisons de sécurité, les bâtiments mitoyens sont séparés du Musée qui reçoit alors une quatrième façade entièrement réalisée en béton architectonique. Celle-ci est constituée de deux corps séparés par une surface de verre. Les trois autres façades sont rempiétées et étançonnées Quant à l’intérieur, il est entièrement démoli et reconstruit.
L’hôtel Altenloh rouvre ses portes en 1984 lors de l’inauguration du musée d’Art moderne.
En 1997, les collections du XIXe siècle, qui sont logées dans les extensions du musée d’Art ancien, font place aux grandes expositions temporaires. Les collections sont alors installées dans l’hôtel Altenloh et y demeurent jusqu’en 2004.
LANCEMENT DES TRAVAUX
Le 27 mai 2008, le coup d’envoi des travaux a été donné. Ce début avait été symboliquement marqué par le dévoilement d’une bâche qui recouvrait la façade durant les travaux de l’hôtel Altenloh. Sur celle-ci, l’une des peintures les plus connues de Magritte, L’Empire des lumières, était reproduite.
ACCORD DE COOPERATION
Le 29 février 2008, un accord de coopération dont le but est l'aménagement du musée Magritte dans l'hôtel Altenloch à la Place Royale à Bruxelles, a été signé.
Le groupe SUEZ a apporté son concours en qualité de mécène et était responsable de l'aménagement et de la scénographie du nouveau musée. Il s’agissait plus particulièrement de la ventilation, de l’éclairage, de la sécurité et des installations audiovisuelles. Winston Spriet s’est chargé de la scénograpghie.
Ces travaux, financés par SUEZ, s’élèvent à environ 6,5 millions d'euros.
La Régie des Bâtiments a été chargée de la restauration et de la rénovation des façades, de la menuiserie intérieure et extérieure ainsi que de la pose des échafaudages. En outre, elle a exécuté des travaux d’installation HVAC, remplacé l’ascenseur et a adapté les sanitaires et les égouts en coordonnant ses travaux avec ceux de Suez.
La Régie des Bâtiments a investi au total 1,27 million d’euros.
Préalablement à la rénovation-restauration des lieux, il a été procédé à un examen approfondi des façades. Le cabinet d'architectes Cerau a établi le cahier des charges, en collaboration avec la Régie des Bâtiments. De cet examen, il ressort que les façades étaient en mauvais état et que des éléments avaient disparu.
Les façades ont été dégraissées, décapées et nettoyées avec des méthodes non-agressives. Elles ont ensuite été restaurées et repeintes. Les éléments d’origine, qui pouvaient être restaurés, ont été préservés. Ceux qui n’étaient pas récupérables ont été reproduits à l’identique. Les pierres ont été consolidées grâce à des durcisseurs. Pour les murs, on a choisi des peintures à base de résine polysiloxane, pour les ferronneries et les menuiseries des peintures à alkyde et pour les éléments dorés, des feuilles d’or. La teinte des murs extérieurs (référence S 1505 Y10R) est le résultat d’une étude stratigraphique réalisée en accord avec la Commission royale des Monuments et des Sites.
Le nouvel ascenseur est de type gearless (haute performance) et s’inscrit dans le cadre d’une consommation durable d’énergie : il consomme moins et a un rendement plus élevé. Il peut transporter quarante visiteurs à l’étage souhaité. Même dans l’ascenseur, un clin d’œil est adressé à Magritte : par une fenêtre, le visiteur attentif peut en effet découvrir un détail d’une œuvre du peintre.
Les Musées royaux des Beaux–Arts de Belgique se portent garants du rayonnement international du musée.
LE MUSEE MAGRITTE
Le musée Magritte Place Royale est clairement reconnaissable : les ciels typiques de l’artiste sont représentés sur toutes les fenêtres.
Le parcours de l'exposition démarre au troisième étage rapidement atteint par le nouvel ascenseur.
Au premier étage, quelques chefs-d’œuvre de l’artiste sont exposés et les événements marquants de la vie de Réné Magritte sont commentés.
Des aspects moins connus de Magritte sont présentés au deuxième étage : sa vie à Bruxelles, la période de guerre, le surréalisme, le communisme, la période Vache...
Au troisième étage, le visiteur peut découvrir les premières réalisations de l’artiste : lettres, dessins et objets.
Le musée est pourvu d’un espace multimédia, d’une boutique, d’une librairie… De plus, à chaque étage, des films d’amateur que René Magritte a réalisé avec ses amis sont projetés.