Le complexe du Cinquantenaire, situé dans le parc du même nom, constitue le site le plus important des Musées royaux d’Art et d’Histoire. Il abrite ses collections sur plus de 60 000 m2 de salles d’exposition et de réserves, ce qui en fait le plus grand musée de Belgique.
Depuis 2000, la Régie des Bâtiments a investi 6,1 millions d’euros pour les Musées royaux d’Art et d’Histoire (Parc du Cinquantenaire) à Bruxelles.
En 2002, elle a rénové les salles accueillant la collection permanente du Moyen Age, de la Renaissance et de la période baroque (circuit Moyen-Age – Baroque). Elle s’occupe aussi de la modernisation des techniques spéciales : détection incendie, tableaux de distribution, climatisation, travaux de désamiantage, menuiserie, …
Sa dernière intervention concerne l’aménagement de la salle d’exposition « Art du monde islamique » qui a ouvert ses portes au printemps 2008 aux Musées royaux d’Art et d’Histoire.
Le Palais du Cinquantenaire fut construit à l’initiative du Roi Léopold II, le Roi Bâtisseur. Tout débuta en 1872 lorsque l’architecte belge G. Bordiau élabora un projet pour le site du Parc du Cinquantenaire en vue d’y héberger l’Exposition mondiale qui eut lieu à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’existence de la Belgique.
L’ensemble architectural, tel qu’il est connu de nos jours, est le résultat de cinquante ans de travaux (1880-1930) et est principalement l’œuvre des architectes G. Bordiau et Ch. Girault.
Cet ensemble est structuré autour d’un thème principal : 2 pavillons reliés entre eux par une galerie avec arcs en plein cintre et par un triple arc de triomphe central. Ces arcades ont été érigées par l’architecte français Ch. Girault entre 1904 et 1905. De part et d’autre de la galerie se trouvent, au nord, la halle Bordiau (1880) et au sud, le pavillon plus récent des architectes Puttemans et Malcause (1956-1958).
Le complexe du Cinquantenaire fait partie d’une des réalisations les plus importantes du Roi Léopold II à Bruxelles et est un des points de repère du Patrimoine bruxellois.
Le complexe du Cinquantenaire des Musées royaux d’Art et d’Histoire est protégé depuis le 22 avril 2004.
RENOVATION DU CIRCUIT MOYEN-AGE - BAROQUE
Les collections permanentes des MRAH et parmi celles-ci les œuvres datant du Moyen Age, de la Renaissance et de l'époque baroque ont réintégré, en 2002, des salles complètement rénovées par la Régie des bâtiments.
Aménagées depuis plus de vingt ans, les quinze salles entourant le cloître avaient un urgent besoin d'être repensées, modernisées, restaurées. Les études ont été réalisées en parfaite collaboration avec les Musées.
Grâce à cette rénovation, la présentation est aujourd'hui plus moderne, plus interactive et plus didactique, elle met mieux en valeur la splendeur exceptionnelle des collections.
Les restaurations
Malgré l'ampleur des travaux à réaliser, ceux-ci ont été exécutés avec un budget restreint s'élevant à 934 000 euros.
En premier lieu et là où c'était possible, le souci majeur a été de mettre en valeur l'état d'origine des salles : les cloisons et les faux plafonds ont été enlevés. La restauration du plafond du hall d'Honneur est à cet égard une belle illustration de cette approche.
Les murs, sols et châssis ont été restaurés. Les panneaux camouflant les fenêtres intérieures ont été démontés, de manière à rétablir la vue sur le jardin du cloître. Par contre, des panneaux ont été placés devant les fenêtres qui donnent sur des immeubles à appartements. Le choix de la couleur des murs est particulièrement remarquable. A chaque époque correspond une teinte différente.
L'installation électrique et le chauffage ont été modernisés.
Une attention toute particulière a été apportée à l'éclairage des objets, des vitrines et des tapisseries.
L'ancien parcours en zigzag a fait place à un circuit rectiligne permettant ainsi aux visiteurs de mieux s'orienter.
De nouvelles vitrines, sobres et fonctionnelles permettent de mettre les pièces en valeur.
La Régie des Bâtiments a confié au bureau d’architectes Pire & Goots la charge de créer une nouvelle salle d’exposition pour les Musées royaux d’Art et d’Histoire. Cette nouvelle salle abrite une importante collection permanente d’art du monde islamique depuis février 2008.
Le gros oeuvre et le parachèvement, y compris toutes les techniques spéciales (électricité, chauffage, climatisation, …), ont été entrepris en novembre 2006 et ont été achevés en décembre 2007.
La Régie des Bâtiments a exécuté elle-même l’ensemble des études relatives à la stabilité, à l’électricité et aux techniques spéciales.
Aménagement intérieur
Au départ d’une salle de cinquante mètres de long, quatorze mètres de large et six mètres de haut éclairée naturellement par sept fenêtres placées en partie supérieure, un aménagement a été conçu pour recevoir la collection des Arts islamiques.
Au centre de l’espace, deux rangées de vitrines tables sont les réceptacles des œuvres bidimensionnelles posées horizontalement. Sur le périmètre de la salle sont exposées dans des vitrines verticales les œuvres tridimensionnelles. D’une hauteur différente, elles donnent un effet de vagues.
L’aménagement intérieur tire sa source de l’architecture islamique. Toute la surface du mur de façade est couvert d’un moucharabieh (paroi de cèdre azuré ajourée) qui laisse filtrer la lumière naturelle en mille points lumineux.
Une mezzanine longitudinale pouvant recevoir toutes expositions temporaires ainsi qu’une cellule didactique ont été réalisées. Du haut de cette mezzanine, le visiteur perçoit une drève composée de toiles suspendues aux piliers de la salle.
Cette drève de nuages renforce le mouvement de vagues et trouve son aboutissement par la présence de fragments d’une mosquée grandeur nature.
L’ensemble est réalisé en matériaux nobles tels que la pierre et le cèdre. Le moucharabieh est formé d’environ 680 losanges composés de deux couches de MDF type musée couvert de cèdre lasuré et verni. Le sol et les vitrines tables sont en pierre de Cry originaire des carrières de Bourgogne. Le verre anti-reflet feuilleté de haute technicité a été livré par une firme allemande. Les parois verticales sont en stuc italien.
Techniques spéciales
Les vitrines tables sont équipées d’un système hydraulique permettant une ouverture verticale de la partie supérieure. Les vitrines verticales s’ouvrent via des panneaux coulissants soit latéraux, soit au fond.
Une attention toute particulière a été consacrée à l’éclairage : indirect sur les toiles en forme d’éventail, variant derrière le moucharabieh, en fibres de verres pour une partie des vitrines, lampes fluorescentes et à halogène pour certaines œuvres d’art en matières textiles, spots dirigeables cadreurs et équipé de diaphragme pour les tapis exposés dans les vitrines verticales et spots à halogène sur rails pour la mosquée de la mezzanine. L’ensemble de l’éclairage est pourvu de gradateurs de lumière et est géré par domotique.
La salle d’exposition dispose de la climatisation..