La remise en état des façades permet de redécouvrir l'architecture d'origine des différents bâtiments. BREF RAPPEL HISTORIQUE
LA RENOVATION
BIBLIOGRAPHIE
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BREF RAPPEL HISTORIQUE
Dans la perspective de l'exposition universelle de 1910, on décide de réaménager le chancre urbain qu'est devenu le quartier du Mont des Arts. L'architecte paysagiste français, Pierre Vacherot est désigné. Le parc, une jonction verdoyante entre le haut et le bas de la ville agrémenté de cascades d'eau, est accepté par les Bruxellois.
En 1937, on lance un concours d'architecture pour aménager le quartier des Arts en y prévoyant la Bibliothèque Royale, un mémorial à Albert 1er, les Archives du Royaume, les Musées des Beaux-Arts…
C'est finalement le projet des architectes Ghobert père et fils qui est retenu. Le chantier démarre en 1955 par la destruction du parc Vacherot.
En 1955, le paysagiste René Pechère est appelé à collaborer à la réalisation du jardin.
Le programme d'aménagement prévoit notamment des parterres fleuris et des bassins d'eau, répondant ainsi aux souhaits des Bruxellois révoltés de la disparition des jardins Vacherot.
En cours d'étude, on décida de construire un parking sous le jardin ce qui le transforma en " un jardin suspendu ", le premier du genre.
LA RENOVATION
Le réaménagement des jardins
La structure et l'aspect du jardin central de René Pechère ont été conservés. Ils contribuent, en effet, au renforcement de la perspective vers l'hôtel de ville. Par ailleurs, les analyses des cheminements piétons indiquent clairement que les deux allées latérales conservent leur fonction de circulation entre le haut et le bas de la ville. Les travaux concernaient notamment la rénovation des parterres, des bassins et de la grande fontaine, la création d'une allée latérale…
Une intervention plus novatrice a été décidée pour l'aménagement du jardin latéral. Le nouveau jardin a été agrandi jusqu'au mur longeant la rue du Mont des Arts et deux escaliers y ont été aménagés créant ainsi de nouvelles liaisons transversales vers le jardin où un nouvel agencement d'espaces de jeux et de détente s'organise le long de deux cheminements longitudinaux. Une terrasse et un kiosque complètent l'ensemble. Un jardinet a été aménagé au niveau du restaurant du palais des Congrès pour en dégager les abords.
Le Plan Lumière
Le Plan Lumière a voulu répondre à une double exigence : assurer une visibilité et réaliser une lisibilité de l'espace. Ces deux objectifs se concrétisent respectivement par un éclairage fonctionnel et un éclairage scénographique.
L'éventail des armatures retenues est délibérément réduit. Le but est de réaliser, par la sobriété, l'unité d'ensemble du site.
L'éclairage horizontal a pour objectif d'accompagner les cheminements piétons. L'éclairage scénographique est relativement varié, vu la grande diversité morphologique du site. Il crée un décor architectonique par la mise en valeur des différentes façades. Il connaît deux saisons : en hiver, l'accent est mis sur la géométrie, la structure, le dessin des jardins ; en été, un maximum d'éléments verticaux et naturels sont éclairés.
Le Plan Lumière vise aussi à marquer, en toute discrétion, la présence nocturne de l'espace végétal : non pas en l'éclairant par le dessus mais en scénographiant les masses végétales par un éclairage vertical.
BIBLIOGRAPHIE
La rénovation du Mont des Arts - De renovatie van de Kunstberg, Bruxelles, Régie des Bâtiments, 2001.
LIEN
Fondation Roi Baudouin