Le nouveau centre des Finances situé à Brasschaat, 3 Ruiterijschool (anciennement la Sint Jobsesteenweg) a été inauguré le vendredi 13 novembre 2009.
Il est situé au sein du complexe pour bureaux et entreprises à la caserne Lt Coppens.
Depuis des années, le SPF Finances souhaitait regrouper ses services situés à l'est de la périphérie de la province d'Anvers. Ceux-ci étaient dispersés dans des immeubles vieillots et inadaptés. Un regroupement fonctionnel s'imposait.
A la caserne Lt Coppens, la Régie des Bâtiments loue une surface d’environ 6 000 m2 pour loger les services du SPF Finances de Brasschaat, Schoten, Wuustwezel et Kapellen. La centralisation de ces services favorise leur bon fonctionnement et leur interdépendance. Elle facilite aussi leur automatisation et leur sécurisation. Le citoyen peut désormais se rendre à une seule adresse, aisément accessible par les transports publics.
Le site de la caserne Lt Coppens a connu une histoire mouvementée. Tout a débuté en 1815 lorsque les Pays-Bas septentrionaux ont annexé les Pays-Bas méridionaux (Belgique). Les villes de garnison sont alors obligées de mettre des champs de manœuvre à la disposition des troupes. Dès 1817, le commandement des armées cherche de vastes terrains d’exercices pour leurs troupes cantonnées en Belgique. A Brasschaat, les landes sont idéalement situées entre les villes de garnison d’Anvers, Breda et Bergen-op-Zoom. L’A.R. du 25 avril 1820 du Roi Guillaume Ier des Pays-Bas confirme la destination définitive du terrain.
Après la révolution belge et l’indépendance en 1830, l’armée belge est immédiatement intéressée par le « Kamp van Brasschaat ». Dans un premier temps, les terrains sont loués, mais ensuite, ils sont achetés par l’Etat belge. Au début, seules des tentes et des huttes en paille occupaient la place. Ce n’est qu’à partir de 1852 que des bâtiments militaires sont construits et des chemins aménagés, assurant ainsi l’infrastructure nécessaire. Les terrains sont utilisés pour l’artillerie (Klein en Groot Schietveld). Des positions de tir sont aménagées dans le « Groot Schietveld » pour l’artillerie. Des tourelles dont une avec un canon de 75 mm, de nouveaux postes d’observation et des bunkers sont construits. Les vestiges de deux tourelles sont encore visibles à l’arrière de la caserne Lt Coppens.
En 1914, un manège et quatre écuries sont construits sur le « Groot Schietveld » (actuellement la nouvelle zone PME du site). La construction d’une vraie caserne débute en 1920. Le 16 novembre 1921, l’école de cavalerie, venant de Tervueren, occupe la nouvelle caserne. C’est un complexe grand et élégant parsemé de squares très soignés entre lesquels les manèges et les écuries sont répartis. Les cavaliers paradent dans la grande cour intérieure. Ils disposent tous de suffisamment de place pour s’exercer. Vers la fin de 1929, le 3e régiment de Lanciers vient occuper le site.
A partir de 1932, la situation politique en Europe change. Sur le plan militaire, le cheval doit faire place aux camions et aux tracteurs. Les manèges et les écuries sont transformés en garages et/ou ateliers de réparation pour véhicules.
Pendant la mobilisation de 1939, les Lanciers sont les premiers à évacuer le quartier pour se rendre au front. Les Allemands occupent le quartier à partir de 1940. A la fin de la deuxième guerre mondiale, deux bombes V2 tombent sur la caserne de cavalerie. Les dégâts sont énormes. A Maria-ter-Heide, située à proximité, 44 V1 et V2 pleuvent sur la localité ; aucune maison, ni construction, n’est épargnée. La reconstruction prendra des années. De 1954 à 1960, l’école d’artillerie occupe l’école de cavalerie reconstruite pour former ses cadres. La caserne est ensuite inutilisée. En 1965, elle est à nouveau occupée par le 18e régiment d’artillerie à cheval. Dès ce moment, la caserne porte le nom « Lt Jean Coppens ». Les bâtiments situés au nord de l’école de cavalerie reconstruite, sont employés pour le Centre d’évaluation du matériel.
Le 18e régiment d’artillerie à cheval est dissout en 1994 et quitte la caserne Lt Coppens. Les bâtiments libérés sont alors occupés par la police militaire, une unité de transmission et la batterie para-commando. Lors de réorganisations ultérieures, ces unités quittent aussi la caserne. En 2007, le Centre d’évaluation du matériel, dernière unité restante, déserte le site.
En 2004, il est question de transformer la caserne en une nouvelle prison. Le projet n’aboutit pas et la commune achète le site.
LES SERVICES DES FINANCES
Les services des Finances de Brasschaat, Schoten, Wuustwezel, le centre de contrôle Brasschaat-Wijnegem et la section de recherche Anvers périphérie ont été logés dans la caserne Lt Coppens. Ils ont été regroupés de manière fonctionnelle.
Le bâtiment possède un certain nombre d’atouts ainsi que des équipements orientés vers des structures « to-be ».
Ainsi, s’est-on efforcé de répartir les surfaces de manière à permettre la flexibilité. Les locaux ont été meublés avec du mobilier entièrement ergonomique. Le bâtiment a été équipé d’une téléphonie « voice over IP » et d’un système de contrôle d’accès.
En outre, la création d’un front-office permet une séparation complète avec le back-office. Cette séparation offre la possibilité d’un face à face avec le client contribuable tout en le recevant en pleine confidentialité. De cette manière, les agents sont moins dérangés par les allées et venues du public.
Enfin, une cellule logistique a été mise en place. Elle se consacre à plein temps à garantir l’accueil (les jours de permanence des bureaux d’enregistrement et de perception aussi) et s’occupe de toute la gestion logistique du bâtiment, y compris l’économat.
RENOVATION DE LA CASERNE LT COPPENS
Le « Autonoom Gemeentebedrijf Brasschaat » et le « Groep Van Roey » ont uni leurs forces pour rénover la caserne Lt Coppens. Le « Autonoom Gemeentebedrijf Brasschaat » a donné les terrains, la commune de Brasschaat a aménagé le domaine public et la NV Van Roey Project est intervenue à titre d’auteur de projet. Les travaux ont débuté en mars 2008 et ont été terminés en mai 2009.
La conception du site est partie d’une vision unique réunissant tant le point de vue architectural, urbanistique et paysager que le durable, la gestion du parc et l’aspect commercial.
Les lignes maîtresses de la conception consistent en :
la préservation de la structure de la caserne et son adaptation aux exigences d’un immeuble de bureaux moderne ;
la réalisation d’un bâtiment de grande qualité et de belle apparence favorisant l’image et le rayonnement des entreprises et des environs. Et dont le plan fixait déjà les lignes maîtresses de l’usage des matériaux, de l’éclairage, des bancs, de la verdure...
l’aménagement de la plaine de parades en tant qu’espace vert agréable au coeur du campus ;
l’implantation d’un immeuble de parkings dans la cour intérieure verdoyante de la caserne ;
le nettoyage des hangars militaires ;
la construction d’un nouvel immeuble pour entreprises avec des possibilités de développement pour les PME locales et les entreprises de la région.
PROJET DURABLE
La durabilité a été l’élément prioritaire lors de la rénovation et de l’adaptation de la caserne en un immeuble de bureaux fonctionnel.
L’espace ouvert existant a été préservé grâce à une utilisation spatiale ingénieuse du bâtiment. Et le cadre verdoyant environnant rend le travail plus agréable.
Une consommation parcimonieuse d’énergie, une isolation poussée et une neutralité Carbone ont été au centre des préoccupations des concepteurs. La ventilation, l’aération et le chauffage sont assurés de manière durable. Dans le cadre d’une gestion durable de l’eau, l’eau de pluie est stockée et récupérée pour les équipements sanitaires. Les déchets sont également gérés de manière durable grâce au tri systématique des ordures.
FICHE TECHNIQUE
Propriétaire : commune de Brasschaat
Auteur du projet : nv Van Roey Project sa
Locataire : Régie des Bâtiments
Occupant : SPF Finances
Architecte : THV Arcadis-PoLo
Gestion de la caserne : nv Campus Lt Coppens
Gestion des terrains industriels : nv Bedrijventerrein Brasschaat
Superficie du centre des Finances : environ 6 000 m²
Superficie de la caserne : 10 000 m² bruts de superficie au sol et 1,5 ha de terrain
Superficie des terrains industriels : 21 000 m² bruts de superficie au sol et 2,8 ha de terrain