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MONS - Justices de paix

La Régie des Bâtiments a rénové l’ancienne poste de Mons pour y regrouper les justices de paix des premier et second cantons de Mons.

Une métamorphose s’est opérée derrière la façade néogothique. Un des défis de cette rénovation a consisté à adapter les lieux à sa nouvelle fonction et aux exigences d’aujourd’hui tout en veillant à respecter l’intégrité des éléments architecturaux existants.

Chaque canton dispose d’un greffe avec un guichet d’accueil et un sas acoustique apportant une confidentialité, d’une salle d’audience et d’une chambre de conseil, de bureaux et de locaux d’archives « mortes » ou « vivantes » leur permettant ainsi de fonctionner indépendamment l’un de l’autre. Par logique et souci d'économie certains locaux comme le réfectoire, le local « Avocats » ou les sanitaires sont partagés par les deux cantons.


De l’ancienne poste aux justices de paix
Aspect architectural
Techniques spéciales
Fiche technique
Publication



DE L’ANCIENNE POSTE AUX JUSTICES DE PAIX

A deux pas de la Grand’Place, l’ancienne poste de Mons, avec sa façade néogothique, ne laisse pas indifférent. Elle a été conçue en 1909 par l’architecte Delacroix pour abriter les locaux de la Poste.

Le bâtiment a conservé sa fonction postale jusqu’à la fin des années nonante. A ce moment, la Poste n’occupait déjà plus que le rez-de-chaussée. En effet, l’étage accueillait, depuis 1977, le district de Mons de la Régie des Bâtiments. En 1997, ce dernier a laissé la place à la justice de paix du premier canton de Mons qui s’installait une première fois à l’étage. Le rez-de-chaussée ne convenant plus aux besoins de la Poste, la Régie des Bâtiments a pu envisager de regrouper les justices de paix.

Après les travaux de rénovation qui se sont achevés en septembre 2009, l’ancienne poste regroupe désormais les justices de paix des premier et second cantons de Mons.

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ASPECT ARCHITECTURAL

L’ancienne poste de Mons présente une architecture à l’imposante personnalité : les dimensions et la judicieuse implantation d’angle de l’entrée principale demandaient qu’elle devienne l’unique porte conduisant aux justices de paix.

A l’intérieur, les majestueuses arcades néo-romanes constituent l’épine dorsale du bâtiment. Dégagées des anciens guichets, elles ouvrent l’espace intérieur.

Au rez-de-chaussée, entre les colonnes et les pilastres de pierre, sous la verrière qui éclairait autrefois le bureau des employés de la Poste prend place une salle d’audience. Le long des façades se glissent les greffes des deux cantons. Les bureaux et la seconde salle d’audience sont implantés dans les espaces existants de l’étage.

Si les archives « mortes » sont rangées au sous-sol, les archives « vivantes » se trouvent au-dessus de chaque greffe. Accessibles directement par un escalier autonome, elles sont stockées en demi-niveau.

La nouvelle structure d’acier s’avance vers les pilastres de pierre engagés dans les murs périphériques. Les poutres des passerelles font écho à la poutre rivetée que le percement des planchers de l’étage a révélée.

L’ancienne et la nouvelle structure jouent de blanc et de gris, avec la pierre. Leurs couleurs s’inversent dans la salle d’audience. Là, les nouvelles colonnes blanches portent la chambre du conseil du demi-niveau, qui se loge dans le volume de la salle. Elles portent aussi les bancs de l’audience.

La salle d’audience est habillée de padouk (parois de bois) tandis qu’une paroi de verre translucide referme la salle.

A l’intérieur, divers matériaux se croisent : le bois, le carton, les nouvelles poutres et la poutre rivetée en acier, les colonnes en fonte, la pierre...

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TECHNIQUES SPECIALES

Une rampe d’accès, des sonnettes avec parlophones à une hauteur adaptée pour les personnes en chaises roulantes et un nouvel ascenseur rendent le bâtiment accessible aux personnes à mobilité réduite.

Un soin particulier a été accordé à l’acoustique du bâtiment : panneaux absorbants perforés et un réflecteur suspendu dans les salles d’audience, pose de plafonds absorbants dans les bureaux et porte isolante acoustique dans les bureaux des juges et greffiers.

Pour réduire les consommations d’énergie, l’isolation a été revue et de nouveaux doubles vitrages performants ont été posés. Une sonde de température extérieure et les vannes thermostatiques des radiateurs régulent la puissance de chauffe (chaudière gaz).
Des sondes détection de présence adaptent le débit d'air dans les salles d’audience. Une machine à production d'eau glacée placée en toiture assure le refroidissement des salles d'audience, de la chambre du conseil et du local informatique.

L'éclairage artificiel a été étudié en tenant compte des volumes très particuliers de ce bâtiment (notamment des différences de hauteurs dans de mêmes locaux) ainsi que des éléments architecturaux méritant une vraie mise en valeur. Les économies d'énergie et la recherche d'une maintenance minimale ont été, bien entendu, un souci permanent.

La distribution des données informatiques et les liaisons téléphoniques sont réalisées par un réseau de câblage structuré, muni de connecteurs et patch panels ad hoc.

La sécurité en cas d'incendie est garantie par une installation de détection et d'alarmes généralisées. De plus, les structures nouvelles ou existantes ont également été rendues résistantes au feu : peinture intumescente, trappes de désenfumage, installation de sprinklage,…

Des équipements de contrôle d'accès par badges, de parlophonie, de surveillance vidéo et de détection d'intrusion couvrent la quasi-totalité de l'édifice.

Dans le cadre des travaux de rénovation, la structure du bâtiment existant a été peu modifiée. Une partie du plancher de l'étage a été démolie pour éclairer le hall principal et faire place aux escaliers et passerelles desservant les différents locaux de l'étage et du demi-niveau.

L’essentiel des travaux de gros oeuvre a consisté en la réalisation de la structure des nouveaux locaux situés au demi-niveau : locaux d'archives, bureau de greffier et surtout, la chambre du conseil qui repose sur les nouvelles colonnes de la salle d'audience, et dans lesquelles l'éclairage a été intégré.

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FICHE TECHNIQUE

rue de Nimy 16
7000 Mons

Propriétaire : Etat belge
Maître de l’ouvrage : Régie des Bâtiments
Etudes

  • Architecture, électricité , HVAC, ascenseur, acoustique, stabilité : Régie des Bâtiments
Entreprises
  • Gros œuvre et parachèvement : S.A. Lixon (Marchienne-au-Pont)
  • Electricité : S.P.R.L. IMCE (Courcelles)
  • HVAC : S.A. ets. K. Bouvé (Ghlin)
  • Ascenseur : Schindler (Namur)

Coût : 2 426 800 euros
Surface brute : 1440 m²
Durée des travaux : mai 2005 - septembre 2009
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PUBLICATION

Mons – Les Justices de paix,
Régie des Bâtiments, Service de presse, Bruxelles, janvier 2010.

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Dossier actualisé le: 03/02/2010


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